André Velter Compagne – En flottant sur France Musique avec le poète et artiste sonore André Velter En plus d’être un écrivain et animateur radio talentueux, il a une profonde affection pour la musique. Dans “Musique émoi”, qu’il co-anime avec Priscille Lafitte, il évoque ses musiciens préférés et recrée leur musique avec l’élégance de ses propres mots.
Le soir de juillet 1999. La grotte de Choranche, dans le Vercors, abrite le plus grand lac souterrain d’Europe, accessible par un bateau qui était autrefois un piano. Un récit déchirant du concert donné dans ce temple minéral en souvenir de Chantal Mauduit, compagne d’escalade d’André Velter, disparue il y a un an dans l’Himalaya après avoir été prise dans une avalanche, est diffusé sur Musique émoi, une émission produite par France Musique.
Il y parle de « déclaration d’amour à l’amour » et s’en sert pour évoquer « une passion sublimée » accompagnée de l’œuvre pour piano de François-René Duchâble. Un être céleste prend son envol et s’en va.
Priscille Lafitte accueille le poète en invité spécial à l’occasion de la sortie de son recueil de poésie, Séduire l’univers (éd. Gallimard). De 1985 à 1998, Velter a animé plusieurs émissions influentes sur France Culture, dont Poésie sur parole, Agora et Pour si dire, en plus de superviser le recueil de poésie de Gallimard pendant de nombreuses années.
Pour le public, ses comparaisons sont comme des transmissions aériennes qui s’imprègnent pleinement de la sensualité de la musique. Les saxophones enchanteurs d’Aisha et Gopalnath, la clarinette lyrique de Michel Portal interprétant un concerto de Mozart et d’innombrables autres pièces musicales complètent ses paroles et ses choix intelligents.
Son éclat étincelant peut changer nos émotions les plus profondes et les plus sombres tout en laissant rayonner nos émotions les plus légères ; il a travaillé avec des compositeurs comme Gaspar Claus et Jean Schwarz. Et c’est un cadeau de vrais poètes dont le génie consiste à laisser de côté les mots ; leurs puissantes éruptions nous transportent au-delà de notre environnement immédiat, nous procurant « une augmentation d’oxygène ».
Ces mots du poète allemand Reiner Kunze restent gravés dans nos mémoires. Dans ce recoin secret de nos cœurs, où l’amour persiste face à l’adversité, leur murmure résonne loin et pénètre profondément.
Les jours ordinaires, la ligne d’horizon trace ce qui va forcément arriver. Jamais au premier plan des pensées de qui que ce soit. Mais que se passerait-il si, comme un éclair, le temps lui-même se contractait et qu’un être cher mourait des siècles avant le temps lui-même – si loin dans le passé qu’il rend le monde inutile – à cause d’un acte méchant ?
Quel niveau de plausibilité ?
Deux romans écrits par André Velter, Le Septième Sommet et Amour Extrême, sont nés de cette dévastation et de cette tragédie. Leur amour et leur infini sont comme deux oiseaux sauvés du feu, leurs ailes déployées et deux joyaux arrachés aux flancs de la douleur.
En mai 1998, l’alpiniste Chantal Mauduit a été emportée par les vents glacés de l’Himalaya, et ces publications sont dédiées à sa mémoire. Leur musique brille vraiment lorsqu’ils vivent des moments qui les stupéfient. Le caractère intime de sa lumière donne l’impression qu’elle éclairera à jamais toutes les formes de vie.
Est-il possible que l’amour qui change les vies, l’amour qui est cette projection sur le monde extérieur, puisse aussi changer la mort ? Il nous est facile d’y croire lorsqu’il est tissé de poésie lyrique. Lorsque l’énergie cinétique de l’âme rencontre l’énergie cinétique du langage, nous obtenons de la poésie, à mon avis.
Lorsque nous divisons les deux, notre humanité en souffre. “Sous les cendres de notre propre naissance et ruminant un éclair qui n’a trouvé aucun conducteur”, c’est ainsi que Shelley a décrit notre état ultérieur. Comme le suggèrent les œuvres d’André Velter dans une résonance qui transcende l’ancrage personnel et l’enfer autobiographique, peut-être devrions-nous réévaluer la finalité orphique de la poésie.
Nous sommes quotidiennement confrontés à la mort spirituelle et psychologique ; qu’est-ce qui nous sauve de cela ?
L’amour et la compréhension que nous sommes mortels. Orphée et Eurydice sont tout le monde ici. La poésie de Seventh Summit et Extreme Love se caractérise par des mots à la fois enflammés et enneigés, enveloppant toutes les ombres d’une lumière cristalline transparente. Malgré cela, ils ne laissent jamais leur modestie être brûlée par leur envie audacieuse.
Bien que l’élan soit toujours proportionnel à une certaine forme de vitesse interne, l’intensité est peut-être un terme plus approprié à utiliser. Ces poèmes tissent habilement les innombrables éléments qui composent une vie, un amour et un destin, tout en conservant une élégance élégante.
Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer l’action de la main de l’archer lorsque nous pensons aux vers ; ils sont comme des flèches. Dans quelle direction devrions-nous les orienter ? Ici sur la cible que les archers appellent depuis des lustres « douleur brûlante », vers l’infini qui est en chacun de nous.
De plus, l’écho de l’ancien dans le moderne est ce qui provoque cette infinité. Dans les derniers chapitres d’Extreme Love, André Velter associe les voix des troubadours à la sienne. Leurs paroles, qui vont de Bertran de Born à Peire Vidal.
Fusionnent avec le sien dans un ensemble homogène qui ne présente aucune indication de greffe ou de couture. Cela défie toute attente : nos contemporains ne se limitent pas à ceux qui s’en tiennent à la légende urbaine ou à la définition littérale du mot.
Avant même leur naissance, certaines œuvres peuvent voir loin dans le futur. Nous avons l’obligation de trouver le contemporain dans l’ancien, et celui-ci, qu’il soit du Moyen Âge ou de l’Antiquité, nous paraîtra toujours contemporain.
Dans leur quête de formes nouvelles, les poètes et artistes russes d’avant-garde ont accepté avec enthousiasme l’Antiquité ; c’était quelque chose qu’ils avaient bien compris. Tandis que Khlebnikov attribue son œuvre à ses expériences dans « la nuit étymologique », Malévitch s’inspire de l’iconographie.
Le premier livre d’André Velter, Aïcha, est publié avec le concours de Serge Sautreau. Il partage son temps entre voyager sur de grandes distances (vers des endroits comme l’Afghanistan, l’Inde et le Tibet) et étudier l’impact mondial de la poésie. France Culture a diffusé son œuvre originale, Poésie sur Parole.
Parallèlement à ses rôles d’animateur à l’Agora (1995-1998) et au Poésie Studio (1997-1999), il est co-animateur avec Claude Guerre de l’enregistrement public mensuel des Poétiques au Théâtre du Rond-Point de 1995 à 1999. Les Poétiques, Orphée Studio et les poèmes lus à haute voix aujourd’hui ont fait l’objet d’un livre-témoignage publié aux éditions Poésie/Gallimard.
André Velter, poète originaire de Signy-l’Abbaye et formé à Paris et Charleville:
Réside désormais dans la région des Ardennes. Ses aventures ont commencé en Europe et au Moyen-Orient en 1955 et l’ont depuis conduit à travers l’Afghanistan, le Tibet, la Chine et l’Inde. Par conséquent, sa poésie est un trésor d’images, de tons et de rythmes influencés par les différentes cultures qu’il a rencontrées.
Velter a expérimenté la musique spontanée, la poésie polyphonique et un oratorio rock. Son travail avec France Culture et ses fréquents récitals de poésie, en solo ou avec de la danse et des instruments, témoignent de son engagement envers la poésie comme moyen d’expression.
Ses œuvres ont été traduites dans d’autres langues et sont disponibles sur disques compacts. Avec le premier roman de Serge Sautreau, Aïcha, André Velter fait sa percée dans le monde littéraire. Signy l’Abbaye, dans les Ardennes, fut le lieu de sa naissance le 1er février 1945.
Le Livre de l’outil, Les Outils du corps, Les Bazars de Kaboul et Ladakh-Himalaya ne sont que quelques-unes des études qu’il co-écrit avec Marie-José Lamothe. Sa poésie est principalement publiée chez Gallimard.
Dans ses temps libres, André Velter aime écouter de la poésie du monde entier et voyager dans des pays exotiques comme l’Afghanistan, le Népal, le Tibet et l’Inde. Il a animé Poésie sur Parole de France Culture de 1987 à 2008. Claude Guerre et lui ont animé Les Poétiques, enregistrement public mensuel au Théâtre du Rond-Point, de 1995 à 1999.
Il a également animé Agora (de 1995 à 1998) et Poésie Studio (de 1997 à 1999). Poésie/Gallimard a publié le livre-témoignage Orphée Studio : La poésie à voix haute d’aujourd’hui, qui s’appuie sur l’expérience de la Poétique. Claude Guerre était présent aux douze événements publics du Studio Orphée qui se sont déroulés au Théâtre de l’Aquarium entre 2002 et 2004.
André Velter écrit pour Le Monde des chroniques littéraires dont la plupart se déroulent à l’Est.
Il a supervisé la collection Poésie/Gallimard lorsqu’il était chez Gallimard. Les thèmes récurrents dans sa poésie incluent l’inhalation, le défi, l’amour passionné et l’extase physique et mentale.
Sa recherche incessante de la « voix haute » – un instrument qu’il utilise dans ses collaborations continues avec des artistes – est une tentative d’établir une nouvelle oralité.
Les albums studio sortis jusqu’à présent incluent Ça Cavale:
Le Grand Passage, Jerusalem 2000, La Traversée du Tsangpo et La Faute à qui. Merci de me communiquer le planning.Des avalanches sur les pentes du Dhaulagiri ont tué l’alpiniste Chantal Mauduit, “la fée des glaciers” et première femme à atteindre six sommets de 8 000 mètres sans oxygène.
Cet événement tragique s’est produit en mai 1998. André Velter était tombé amoureux de lui. Les trois anthologies intitulées Another Altitude, Extreme Love et The Seventh Summit sont nées d’une profonde angoisse émotionnelle.
Une tentative de soulager la douleur, de maintenir la « force des mots » et de démontrer sa valeur à un « amant perdu et désemparé » sont toutes abordées dans cette trilogie. Car même « au comble du découragement », les mots gardent leur magie, leur pouvoir mémoriel et l’attrait d’une âme à jamais enchantée.
Volum (2000), Extreme Love (2000) et Another Altitude (2001) sont les trois livres qui composent la White Collection (1998). Le 11 mars ont vu paraître deux ouvrages du poète André Velter : aux éditions Séduire l’Univers et Un contre-peur aux Gallimard. Velter et Emmanuel Hoog ont co-fondé le Printemps des Poètes (13-29 mars 2021).
Le 11 mars 2021, Gallimard publie le nouveau recueil de poésie d’André Velter Séneuse l’Univers, qui compte sept bandes sonores composées par Jean Schwarz. Velter dirige la collection Poésie/Gallimard du 19 98 à 2017, alors qu’A Contre-Peur à quatre ciels de Marie-Dominique Kessler l’a précédé.
Tout dans son recueil de poésie prend tout son sens : “Comme j’avais écrit tous les jours depuis le moment où nous étions confinés, il y a un an, jusqu’à aujourd’hui, j’ai senti qu’il fallait le chambouler pour que le plus récent paraisse faire de la place”.”Dans ce cas, je pourrais restituer la collection à son emplacement légitime”, écrit-il.